SECTION VAISSEAUVaisseau du mois : USS Boréal=/\= Bureau du CO =/\= Le Lieutenant-Colonel James T. Hudson faisait les cent pas dans son bureau, consultant tour à tour l’horloge murale, les padds sur son bureau et un plan du Boréal sur l’un des écrans. Au centre de la pièce, assise dans un fauteuil en cuir pivotant, se tenait une des plus ravissantes créatures que l’univers ait connu. 5 pieds 5 pouces, les cheveux blonds ramenés en chignon, des jambes délicates avantageusement mises en évidences par la jupe de son tailleur gris au décolleté aguichant et une paire de lunettes à montures fines complétant le tableau, Lolita, secrétaire personnelle du lieutenant-Colonel, mâchouillait l’embout d’un antique stylo-bille alors qu’elle cherchait quoi écrire sur son carnet de papier. LOLITA : Allons, capitaine… étant l’un des plus anciens membres de ce vaisseau, votre point de vue est essentiel à ce document…. Hudson cessa un instant ses déplacements et jeta un coup d’œil à l’entité holographique créée par son TIC qui avait tout de la secrétaire typique des films osés de la fin du 20e siècle. HUDSON : Je ne sais pas par quoi commencer… il y a beaucoup à dire sur ce vaisseau… LOLITA : Laissez-vous aller… vous voulez un massage, ou une bonne tasse de thé, je peux… HUDSON : Non, ce ne sera pas nécessaire, merci. La secrétaire holographique se rassit dans son fauteuil, l’air dépitée… HUDSON : Bon… alors, on commence par quoi? Par l’équipage, pourquoi pas… D’aussi loin que je puisse voir, l’équipage de ce vaisseau a toujours été l’un des fleurons de Starfleet. Pas nécessairement parce qu’ils étaient les meilleurs, ou les plus savants, où parce qu’ils étaient des légendes vivantes, mais bien parce qu’ils ont toujours été authentiques et soudés les uns aux autres… Je me suis toujours plut à comparer cet équipage à une grande famille dans laquelle chacun a un rôle bien définit. Alors que le capitaine du Boréal discutait, l’hologramme simulait de prendre des notes sur son carnet. Bien entendu, tout ce qu’il disait était gravé dans sa mémoire électronique, mais il y avait quelque chose d’attachant à voir la jeune femme griffonner rapidement, et Hudson se prit même à marquer des pauses pour lui laisser le temps de terminer d’écrire. LOLITA : Parlez-nous un peu de cet équipage, Lt-Colonel… HUDSON : D’accord, alors, commençons par les deux plus vieux résidents, c'est-à-dire le Commander-Elite Jacxof et moi-même… Des vétérans, en quelque sorte. Nous sommes là depuis le lancement de ce vaisseau. Jacxof est arrivé à bord en tant qu’enseigne, et est maintenant Troisième aux commandes… Bien que beaucoup le considère comme indigne de confiance, je le considère comme un ami. Bien sûr, il nous a causé un bon nombre de situations embarrassantes et fortement irrégulières, mais j’ai toujours considéré que quelqu’un comme ça pouvait être une ressource surtout lorsqu’on parvient à gérer ce genre d’individus. Jacxof est cependant loyal et toujours au service du Boréal, peu importe ce qu’en disent les gens. LOLITA : Vous l’appréciez vraiment, n’est-ce pas? HUDSON : On pourrait dire ça, oui… Je sais que je peux toujours compter sur lui, peu importe la situation. LOLITA : Parlant des officiers de la passerelle, si on parlait des autres membres actifs du centre nerveux du Boréal. HUDSON : Bon. alors, allons-y en ordre. Nous venons récemment de subir une lourde perte, en la personne de la Lieutenant-Major Tréville qui a décidé de prendre une retraite anticipé des services de Starfleet. Cette Andorienne était une officière de très haut calibre qui excellait dans tout ce qu’elle entreprenait. Plusieurs à bord la considérait comme un pilier de ce vaisseau, et c’est bien normal.
LOLITA : Intéressant… et ceux qui ne sont pas à temps plein sur la passerelle? HUDSON : À l’ingénierie, qui d’autres que notre fidèle Vulcain, le Commander Jamok. Sa logique froide et stricte est très souvent compensée par un certain humanisme amené par son enfance sur la colonie d’Humano-Vulcansa. Bien qu’absolument sans reproche côté ingénierie, mr Jamok est fasciné par tout ce qui touche de près ou de loin l’empire Romulan.
LOLITA : Et du côté des sciences médicales? HUDSON : Ah! Oui… Il y a tout d’abord notre chef médical, le Lieutenant-Commander Lars Roscoe. Grand gaillard d’Alpha du Centaure. Toujours froid et détaché, son sens du professionnalisme et du devoir en font cependant l’un des officiers médicaux les plus respectés de toute la flotte.
LOLITA : Je vous remercie, Lt-Colonel… cela fera sans doute un bon article… HUDSON : Ce n’était rien… j’en aurais encore pour des heures à parler de cette équipage qui a fait du Boréal ce qu’il est aujourd’hui. LOLITA : Gardez-en pour la prochaine fois, Lt-Colonel… bon, je vais compiler tout ça! Ce sera parfait! Alors que l’hologramme se dématérialisait, Hudson se retourna vers la baie vitrée. Oui, il pouvait être fier de cet équipage… Louis-Pierre Veilleux |
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