DIVERS

Le Rita McDowell Show

[Bureau du conseiller principal – Station Lys 5 – Galaxie d’Yzon]

L’assistant conseiller, John, n’était, durant son chiffre de nuit, loin d’avoir la concentration dévolue à sa pratique. Il savait qu’alors qu’il travaillait à écouter les problèmes des nouveaux enseignes arrivés sur la station, son show préféré se déroulait sans lui.

Soit, Dan lui avait confirmé qu’il avait tout programmé et qu’ils pourraient ainsi tous deux se réunir plus tard afin de le visionner ensemble. Mais ce n’était pas simplement le fait de penser au spectacle qu’il manquait qui le perturbait mais l’idée saugrenue qu’avait eu Dan afin de ne rien se faire révéler par les personnes qu’ils côtoieraient ce soir là.

En effet, depuis quelques semaines les deux jeunes hommes avaient été mis sur un chiffre de nuit où il était rare qu’il ait une véritable intervention à faire. Ils étaient plus de garde à somnoler en arrière de leur bureau qu’en véritable action.

C’était encore le cas de Dan cette nuit-là. Un jour de semaine, il était rare que le monde fasse du tapage nocturne et que le jeune officier de sécurité ait à intervenir. Il faisait donc son rapport et ensuite somnolait jusqu’à ce que le suivant vienne prendre la relève.

Pour John, il en était autrement ce soir là contrairement aux autres soirs. Une jeune femme souffrant d’insomnie à cause de sa récente séparation était venue chercher de l’aide auprès de lui. Seulement, il ne l’entendait pas ou du moins très mal.

Les bouchons d’oreilles étaient efficaces pour ne pas se faire vendre des punchs sur l’émission hebdomadaire mais loin de l’être pour l’assistant conseiller. Seulement, celui-ci dans son empressement et dans la fatigue de fin de chiffre avait totalement oublié ces derniers…

=/\=

[Bureau de la sécurité du pont 22 – Station Lys 5 – Galaxie d’Yzon]

C’est fébrile que le jeune officier de la sécurité rejoignait son compagnon afin de visionner l’émission tant attendue depuis une semaine. L’enregistrement aurait-il marché ? Que feraient-ils si ce n’était pas le cas ? De l’anxiété circulait dans les veines du jeune homme et il ne manquait pas d’être de même pour son compère chez qui l’évènement se tenait.

Toutefois, ils furent plus calme une fois installés devant l’écran qu’ils réinstallaient à chaque semaine. Il fallait rester discret sur leur « perversion » commune…

=/\= À l’écran =/\=

VOIX OFF - Bienvenue au Rita McDowell Show, le show intergalactique qui dévoile tout sur tout et tout le monde. Ce soir, mon padd à potins me permet de vous dévoiler tout sur un jeune homme qui n’a pas froid aux yeux et qui assume parfaitement sa personnalité débordante et dérivante.

Le « Ouhhhh » habituel du public se fit entendre alors que Rita prenait place à son bureau en avant de l’écran géant.

De son signe, habituel également, elle fit cesser les applaudissements avant de prendre en mains son complice de toujours : son padd.

De son ton confident, elle annonça :

RITA – Ce soir, vous allez donc tout apprendre sur… Pierre Gai !

Le bras tendu de Rita indiquait aux spectateurs le visage de celui qui allait leur être présenté. Humain et visiblement dans la trentaine avancée, Pierre faisait profiter l’audience de son plus beau sourire.

Il en fut de même lorsqu’il apparut en chair et en os d’en arrière de l’écran.

Il se dirigea tellement promptement vers l’animatrice que celle-ci n’eut pas le temps de se lever pour lui serrer la main tel qu’elle le faisait habituellement. À la place, elle se retrouva littéralement avec un Pierre lui donnant des becs.

Dans un éclat de rire qui voulait cacher sa gêne, elle accueillit le jeune homme.

RITA – Bonsoir Pierre, soyez le bienvenu parmi nous ce soir.

PIERRE – Merci à vous. C’est un rêve qui devient réalité.

Le ton du jeune homme ne cachait en rien la féminité discrète qui émanait de lui, bien au contraire. Il était de plus tellement à l’aise aux côtés de Rita qu’on aurait pu croire qu’il était né pour se retrouver dans un talk show. Rita fit signe à l’humain de s’installer dans la chaise attenante à son bureau.

RITA – Donc Pierre, je vais vous demander de tout me dévoiler ce soir. Vous le savez.

PIERRE – Je suis là pour ça, non ? De toute façon, je n’ai rien à cacher.

Un clin d’œil bien placé fit comprendre à tous que le jeune homme parlait sur plusieurs niveaux. Le spectacle promettait d’être intéressant avec un invité aussi participant et loin d’avoir peur du ridicule.

RITA – Eh bien, je vous écoute. Racontez-nous tout. Nous sommes tout ouie, n’est ce pas.

Un geste envers le public de Rita suffit pour lui tirer les applaudissements de support habituels.

PIERRE – Je m’appelle donc Pierre Gai. Je suis humain comme vous pouvez le voir, terrien pour être plus précis. Je suis né dans la ville de Santa-Rosa, aux États-Unis. Ah, la chaleur de ma belle Californie. Ça me manque parfois à bord de mon vaisseau.

RITA – Et quel est t-il ce vaisseau ? Qu’y faites-vous ?

Un sourire espiègle apparut sur le visage du terrien.

PIERRE – Lorsque je ne joue pas de mes charmes incontestables, je suis le barman du mess des officiers du USS Indépendance. Son petit nom, paradoxalement, le Noname.

Rita ne pu s’empêcher de sourire à son tour. La gêne, ce jeune homme ne savait en rien de quoi il s’agissait.

RITA – Et quel âge avez-vous ?

Soudain le sourire charmeur et légèrement ultrabright (HP – Pour les non français, un sourire à briller dans la nuit) se changea pour une face littéralement outrée.

PIERRE – Mais enfin Rita, c’est une question qui ne se pose pas à une jeune fille.

Pierre fit un geste de la main des plus aériens pour accompagner ses propos.

RITA – À une jeune fille ? Mais…

Elle n’eut pas le temps de finir sa question que le terrien enchaînait.

PIERRE – Sachez que j’assume parfaitement et totalement le côté féminin de ma personnalité. Ainsi, je ne vous dirais pas quel est mon âge. Sachez seulement que je n’ai recours à aucune crème antirides.

La réponse eut l’effet escompté. Pierre n’avait pas eu à révéler son âge et avait, du même coup, fait rire l’audience en se caressant du dos de la main la joue gauche. L’animatrice, elle aussi, n’avait pu résister.

RITA – Et côté cœur, Pierre, qu’en est-il ?

PIERRE – Eh bien, mon cœur est pris même si malheureusement mon corps ne l’est pas.

Rita fit des yeux ronds d’incompréhension exagérée puisqu’elle savait déjà ce que le barman allait lui dire.

PIERRE – Mon cœur va à l’un de nos officiers des opérations stratégiques, Jim Bond. Malheureusement, il ne partage pas mes sentiments préférant s’encanailler avec masse de « belles » blondes. Il faut dire que pas mal toutes les femmes ne peuvent lui résister puisqu’il est à demi-deltan. Ses phéromones nous ont toutes tournées la tête.

Si l’officier en question avait été là, il se serait tapé le front de la paume de la main avant de tenter de se faire le plus petit possible afin que personne ne le remarque. D’autant plus lorsque Pierre en rajouta une couche.

PIERRE – Jim, si tu nous regardes, ceci est ma déclaration officielle des fois que tu changes d’avis. Je pourrais te rendre heureux, très heureux.

Une moue coquine nappa le visage de l’humain.

RITA – Le message est passé, Jim. Si vous désirez nous faire des commentaires, n’hésitez pas à nous appeler.

Un numéro apparut en bas de l’écran en gros caractères rouges et clignotants. Si Jim regardait l’émission, il devait sans doute venir de se cacher en arrière de son sofa.

RITA – Donc pour l’instant, vous êtes célibataire, n’est-ce pas, Pierre ?

PIERRE – Effectivement, mais un célibataire en chasse.

RITA – Oh, attention, messieurs. Le fauve est lâché.

Une rumeur parcourut le public avant que Rita ne poursuive ses interrogations.

RITA – Et Pierre, qu’en est-il de votre famille ? Maintenant que vous nous avez appris vos préférences, j’aurais tendance à vous demander quelle a été la réaction de vos parents.

PIERRE – Je dois vous avouer que c’est une question sur laquelle je ne m’étendrais pas.

Le jeune homme ne souriait plus mais il n’en avait pas moins perdu sa jovialité.

RITA – Mais…

PIERRE – Mes deux parents vivent toujours sur Terre en Californie mais cela fait bien longtemps que je ne les ai pas vu ou leur ai parlé. Disons qu’ils ont mal accepté de connaître mon orientation sexuelle. Appelons ça comme cela puisque c’est effectivement de cela qu’il s’agit.

Le ton de Pierre était pas mal plus sérieux indiquant que le sujet était un de ceux qui le touchait au plus profond de lui-même. Rita le savait, il le lui avait dit. Ils avaient donc convenus de ne pas insister. L’animatrice enchaîna donc.

RITA - Nous avons demandé à votre plus chère amie d’enfance, de nous parler de votre enfance. Voici ce qu’elle nous a dit.

Le plateau devint plus sombre et l’interview commença à l’écran.

MARWEN – Je pense qu’on peut qualifier de charmante l’enfance de Pierre, enfin jusqu’à son adolescence du moins. Il était un enfant jovial et joueur, tel qu’il l’est encore aujourd’hui. Je pense que nous avons joué à pas mal tous les jeux enfantins terriens. Enfin, mis à part le papa et la maman pour des raisons évidentes qui prirent toute leur ampleur à ses 13 ans. C’est là, je suppose, que le calvaire a commencé pour lui. Son intérêt plus évident pour les muscles d’un homme carré que pour les courbes d’une blonde plantureuse l’a d’abord perturbé avant qu’il en arrive à accepter ce qu’il était. Je pense d’ailleurs que je l’ai accepté en ce sens avant lui-même. J’avais un ami de gars avec lequel je pouvais faire des défilés de mode. Quoi de plus rêvé pour une jeune fille ? Malheureusement, tout le monde autour de lui n’était pas aussi ouvert d’esprit. Il dû changer de milieu, à peine adulte, quitter le milieu familial, très et trop conservateur, afin de vivre sa réalité. Je l’y ai fortement encouragé. Pierre, je suis fière de la personne que tu es devenue, lâche pas.

La caméra revint sur l’animatrice.

RITA – Très beau témoignage d’amitié. Pierre, cela fait combien de temps que vous n’avez pas eu de contact avec Marwen ?

PIERRE – Trop longtemps, je pense. Quatre, peut-être cinq ans. Enfin une lettre par année pour se donner des nouvelles.

Le jeune homme souriait tout en ayant les larmes aux yeux, d’émotion.

PIERRE – Mais dès que je sors d’ici, je cours appeler cette jeune femme merveilleuse, qui d’ailleurs pour les intéressés est célibataire et de compagnie très agréable.

L’humour reprenait le dessus afin de cacher la gêne de l’émotion.

RITA – Eh bien, vous n’aurez pas à téléphoner puisque Marwen est parmi nous aujourd’hui.

On aperçut alors un gros plan de la jeune femme à l’écran.

RITA – Des grandes retrouvailles pourront se faire après l’émission.

L’animatrice enchaîna.

RITA – Dites-moi, Pierre. Comment êtes-vous devenu barman et d’autant plus barman de flagship de la flotte de notre belle station Lys 5 ?

PIERRE – Pour le métier de barman, étant sans le sou, il a fallut que je me débrouille. J’étais bon pour faire les cocktails et je savais écouter les autres, j’ai donc fini barman. En fait, je n’ai pas vraiment plus d’explication que cela. C’est juste venu sur ma route. Pour ma présence sur l’Indépendance, je dois avouer que j’ai un peu usé du piston.

Il se tourna vers le public un grand sourire sur le visage.

PIERRE – Et non, je n’ai pas couché avec l’Amiral Faucher !

Les éclats de rire fusèrent, la remarque étant bien évidemment à but humoristique.

RITA – C’est bien sur l’Indépendance que vous avez rencontré la seconde meilleure amie de votre vie ?

PIERRE – En effet. Il s’agit du Lieutenant Commandeur Potin. Elle est une amie et aussi une source d’information précieuse pour moi. Parce qu’un barman doit se tenir au courant de tout ce qui se passe sur son vaisseau.

RITA – Logique. Et lors des rares fois où vous n’êtes pas en arrière de votre bar, que faites-vous ?

PIERRE – Je dors ? Non, plus sérieusement, je suis souvent en arrière de mon bar parce que j’aime par-dessus tout parler, discuter, m’informer de tout, d’où ma complicité avec Miss Potin qui est la personne la mieux informée à bord (HP – Elle est très bonne pour la désinformation aussi). Je chéris également beaucoup mes séances de simulations holographiques en compagnie de notre assistante conseillère, Miss Zeemia Lioux.

RITA – Donc un homme à hommes mais qui apprécie la compagnie des femmes.

PIERRE – Tout à fait.

RITA – Et dans votre métier, qu’est-ce que vous appréciez mis à part le contact humain ?

PIERRE – La confection de nouvelle boisson. Ma plus connue et mon meilleur succès est le OPS drink, un cocktail pour lendemain de veille qui m’a été suggéré par Talvin Visao, notre conseiller.

RITA – De bons rapports avec les conseillers, je vois.

PIERRE – En quelque part, nous avons certaines similitudes dans nos métiers respectifs.

RITA – Et les choses que vous détestez par-dessus tout, y-en a-t-il ?

PIERRE – Comme tout le monde, il y a des choses que je n’apprécie guère. Dans mon cas, le barbarisme, le machisme et la brusquerie sont des comportements à bannir. Aussi, messages aux officiers de mon vaisseau, j’hais lorsque vous ruinez mon bar à coup de food fights. Et dieu sait qu’il y en a souvent à bord de l’Indépendance. Tout est raison à food fight sur ce vaisseau.

RITA – Ah les fameux food fights de Starfleet, ou je devrais plutôt dire de la flotte de Lys 5. Nous allons maintenant écouter le responsable de votre vaisseau, nous faire un résumé de la vision de vos collègues à votre propos.

La caméra se tourna vers l’écran géant.

TELLAN – Ah, notre Pierre. Je dois avouer que, pour ma part, j’ai un respect profond pour sa capacité d’organisation d’évènements sociaux. Pour ce qui est des autres officiers, je vous dirais d’abord que tant que Pierre lui servira un bon Talisker, il sera toujours dans ses bons papiers de notre FO, Monsieur Matolck. Le seul problème c’est que Pierre ne comprend pas sa dépendance à ce Whisky. Je ne sais donc pas combien de temps leur bonne entente peut durer.
Pierre est vu par nombre d’entre nous comme le barman le plus efficace que nous ayons eu à bord. Et le compliment vient à la base de notre vulcaine du bord, Miss T’Pak, notre TIC. M. Davis, notre helm, ne tarit pas d’éloge sur Pierre non plus. Il faut dire qu’il doit être ce qu’il y a de plus proche d’un ami pour lui. Ils sont tous deux joviaux et faciles de parole. Leurs personnalités s’englobent donc.
Notre conseiller, Monsieur Visao, tient notre barman en haute estime, puisque sa bonne humeur et son entregent aide à l’humeur générale du navire. Quand au niveau personnel, je crois qu’il aime bien discuter avec lui, cela lui sert de source pour détecter à l’avance les troubles du navire. Il le voit un peu comme un collègue.
Cynthia Keffer, je ne sais pas pourquoi je la nomme ici, reste, comme vis-à-vis de bien de choses et de monde, relativement indifférente à Pierre. Rien d’anormal ici dans la vie de l’Indépendance.

La caméra de retour sur Rita, celle-ci enchaîna sur les témoignages plus détaillés d’autres personnes du bord. À l’écran apparut alors le helm du vaisseau, Karl Davis.

DAVIS – Décrire Pierre en quelques mots ? Voyons voir... je dirais : dévoué, attentionné, sympathique, à l'écoute, discret, efficace et irremplaçable. Notre bon vieux Pierre est toujours au poste ! Où en serait-on sans lui ? Je ne connais pas beaucoup de barman qui prennent aussi soin de ses hôtes. C'est un maître de réception sans pareil, on sait qu'il apportera toujours la petite touche magique qui fera que la soirée sera parfaite. C'est en même temps un excellent confident, je lui parle très souvent d'ailleurs. On ne l'échangerait pour rien au monde et je ne laisserais personne lui faire du mal, vous en demanderez des nouvelles à Palver. Et si jamais vous avez la chance de passer à son bar, ne manquez pas de lui demander l'un de ses cocktails de conception perso, vous ne trouverez pas meilleurs ailleurs !

Un second témoignage suivit immédiatement, celui de Denis Roy, le OPS.

ROY - Pierre… Hum. Vous savez, vous m’embêter. Non pas parce que je ne sais trop quoi dire, mais simplement parce qu’il y en a beaucoup à dire. Sa personnalité profonde, je ne la connais pas vraiment, mais je sais que c’est un maître d’hôtel hors pair. Un homme fort à l’aise avec le public et en mesure de rendre le Noname profitable. Tout bon Ferengi en ferait le gérant de sa chaîne d’hôtels et de restauration. Mais, je crois que tout cet engagement cache quelque chose… Vous voyez, je n’ai jamais osé faire compter le nombre d’heures que Pierre doit passer au Noname, je crois que je n’y ai jamais mis les pieds sans le voir. Autant d’acharnement au travail cacherait à mon avis un petit quelque chose, mais vous savez, moi je ne suis qu’en charge des opérations… Je ne peux qu’extrapoler et je dois me tromper. Ha oui, et je ne le remercierai jamais assez pour l’OPS drink. Merci Pierre!

De retour sur le plateau, Rita interrogea immédiatement le barman.

RITA – Une réponse à faire à M. Roy, Pierre ?

Le terrien eut un sourire léger.

PIERRE – Comme je l’ai dit précédemment l’une des choses que j’aime le plus faire, c’est parler avec les gens, les écouter. Et, selon vous, où les gens viennent-ils faire cela ? Au mess des officiers, le Noname. Ainsi, il est vrai qu’afin d’assouvir ma soif d’information, je suis très souvent sur mon lieu de travail.

RITA – Une belle dévotion et une magnifique passion.

PIERRE – Merci, Rita.

RITA – Oh, non avons également interrogé Miss Potin à propos de vos expressions favorites. Si je ne me trompe pas il y a « Est-ce que vous savez ce qui arrive avec… », « J’ai entendu dire que ». Logique dans le « métier » et la passion que vous pratiquez. Mais je me suis faite dire aussi qu’il y avait « Salut les filles !!! ».

Un sourire discret s’imita au coin des lèvres du barman.

PIERRE – Des rumeurs, Rita, juste des rumeurs.

RITA – C’est donc sur ces rumeurs que nous allons nous quitter. Pierre, je suis enchantée d’avoir fait votre connaissance et je suis que le public est du même avis.

Une rumeur confirma l’allégation.

PIERRE – Ça m’a fait très plaisir d’être parmi vous ce soir, Rita.

RITA – La semaine prochaine, nous allons fureter sur un autre vaisseau, et le bon cette fois, on l’espère. Et l’heureux élu, pour la seconde fois, est le USS Solstice. Messieurs, dames, attention, nous arrivons pour savoir tout sur tout et tout le monde…

=/\= De l’autre côté de l’écran =/\=

Alors que le générique défilait les deux hommes avaient un air béat et satisfait sur le visage comme s’ils venaient de… On n’en dira pas plus mais l’effet de cette émission avait quelque chose de… planant. Des accrocs, je vous le dis…

Témoignage du Commandeur-Élite Denis Roy rédigé par son joueur, Denis Roy.
Témoignage du Lieutenant-Commandeur Karl Davis rédigé par son joueur, Michel.
Données compilées par Denis Roy.
Merci de votre collaboration à tous.

Tatiana Bardez
Lt Azri Luvtan Nex
USS Perséïdes