SECTION VAISSEAUVaisseau du mois : USS Indépendance- Tous les systèmes au neutre. Il y eut un délai. Sur la console des opérations, les voyants passèrent du vert au bleu, la station spatiale maniait maintenant le navire. L’approche s’accomplie en douceur et l’USS Indépendance fut amarré à la station de Lys V. - Merci, Vous êtes les bienvenus sur Lys V, bon séjour ! C’était ce qu’avait répondu la voix du contrôleur de Lys V. Il y eut à ce moment une détente sur la passerelle. Le Commodore Rox Tellan, commandant du navire porte étendard de Lys V se leva souriant et détendu. Un homme fier, au goût marqué pour un whiskey du Tennessee. Un homme fort dans la tourmente de sa vie, dans laquelle les épreuves personnelles ne faisaient que se succéder. Tempéré dans ses réflexions, il fallait toujours toucher des sentiments profonds pour sortir de lui la tempête qui sommeillait en lui ou ce vague sourire qui se dessinait au retour de son navire « à bon port ». - Messieurs, j’attends les rapports départementaux… Ensuite, vous êtes en vacances. L’homme tourna les talons vers le turbolift où l’y attendait doucement une femme à la chevelure violette et d’un teint couleur ciel. Son sourire se fondait dans celui de Rox. Elle aussi appartenait à ses êtres tourmentés par les réalités de la vie. Sur Zeemia Lioux s’était acharné une biologie complexe provenant d’un père non corporel qu’elle n’a jamais connu, la mort d’un être profondément aimé duquel elle n’avait pu connaître tout le bonheur. Et dans sa détresse elle avait trouvé Rox. Deux êtres forts s’était joints, l’un fonceur l’autre compatissante. Lui Capitaine de navire stellaire, elle assistante conseillère en charge de l’arboretum. D’un œil paternel, de son siège sur la passerelle, le conseiller avait observé Tellan et Lioux. Il devait admettre qu’il lui plaisait de voir ainsi à nouveau ces deux grands êtres heureux. S’il n’avait pas le sens de l’orientation, devant prévoir souvent plus d’une heure pour se déplacer d’un point A à un point B sur le navire, il ne manquait jamais une situation où une âme avait besoin d’un réconfort. Son bureau étant souvent en reconstruction, il n’avait jamais cette approche classique de la consultation, au plus souvent il guidait l’entourage à aider ses amis. C’était souvent plus profitable, mais le plus souvent nécessaire, comme dans le cas du premier officier et maintenant son beau frère, le Lieutenant Major Matolck. Le demi-vulcain, justement, s’était levé et avait porté un regard circulaire sur la passerelle. Lui aussi voyait quelque chose de charmant au retour de mission qui se faisait ainsi, il ramenait son Capitaine en un morceau et une occasion de boire son whiskey préféré, le Talisker. Son passé en tant qu’officier de la sécurité mêlé à son poste de premier officier l’avait rendu très nerveux quand à la sécurité de son chef. Cette nervosité l’avait mis plusieurs fois à rude épreuve, ce qui ne l’empêchait pas d’être un homme heureux dans son poste et de se faire un plaisir de mener la Guerre du Whisky avec son Capitaine. Ces « batailles » se décrivent plutôt comme des plaisanteries de mauvais goût. Fougueux, il était toujours prêt à aller de l’avant avec les initiatives parfois extrêmes qui lui venaient à l’esprit. Tout comme cette idée d’épouser Cassandra Sax, la sœur de ce bon conseiller… Le premier officier porta son attention à l’avant de la passerelle, où l’écran donnait une vue étrange de la station spatiale et d’Iris III, sur les deux hommes qui occupaient les postes de la navigation et des opérations. Karl Davis, timonier du grand navire, se releva laissant son poste fermé jusqu’au prochain décollage. Ce jeune homme se rapprochait beaucoup du premier officier par son entrain et son vouloir constant de se surpasser. Il était toujours prêt à aller de l’avant, se sentant toujours d’attaque. D’une approche sociable inconditionnel, il devait connaître un peu tout le monde à bord du navire, le tout en s’éloignant du potinage qui caractérisait plus le barman du navire, Pierre Gai. Le pilote se déplaça donc vers un des turbolifts, saluant rapidement le premier officier et s’informant de sa présence au Noname, le mess des officiers, en soirée. Il laissait derrière lui, toujours à sa console, le Chef des opérations, Denis Roy. Ce dernier était beaucoup moins extraverti que les deux autres, plus solitaire. Ce qui ne l’empêchait pas de se faire un plaisir de défier ses coéquipiers au badminton ou dans une partie de cartes amicale. Si Matolck était l’homme qui fonçait, Denis était l’homme qui freinait. Les ardeurs du premier officier recevaient souvent la douche de la morale du second officier (TIC). Ce dernier d’ailleurs se leva, un PADD à la main et fit face à Matolck. Le demi-vulcain se rapprocha et discuta de quelques détails techniques avec l’homme. Ils se mirent d’accord sur ces points et sur le fait de se croiser au Noname, car leur différence ne les empêchait pas de se côtoyer. Matolck quitta ensuite la passerelle et Denis pris la direction de la console scientifique ou se trouvait une Vulcaine dénotant par ses longs cheveux noirs. Lorsqu’elle sentit une présence tout près, elle se retourna et regarda l’homme impassible avec des yeux durs. C’en était à croire qu’il était le vulcain et elle l’humaine. Elle était une femme pleine d’orgueil qui avait eut un passé très marquant. Tout d’abord son père d’origine humaine qui lui fit passer une enfance d’humiliation et des histoires de famille vulcaine à n’en plus finir et par la suite une carrière dans Starfleet entrecoupée par le fondement d’une famille, de laquelle elle fut coupée par un emprisonnement. Toute cette vie l’avait laissé amer face à tout et lorsque le chef des opérations avait été l’homme contraint de lui faire subir son écartement face aux règles de Starfleet, leur relation s’en était refroidie. Il lui tendit le PADD, l’informant des requêtes approuvées de matériel pour le département scientifique et celle qui avaient été rejetées, toutes pour des raisons techniques. La jeune femme le remercia du bout des lèvres et saisit le PADD. Elle referma elle aussi ses consoles et se glissa, laissant Denis Roy se faufiler vers un turbolift, en direction de la console tactique où se trouvait le Commandeur Harker et le Lieutenant Commandeur Vela, respectivement tacticien et Chef de la sécurité. La discussion semblait porter sur une simulation holographique d’entraînement. Mais Vela reporta la conversation à plus tard sentant s’approcher la Vulcaine. Ici, c’était plus qu’une relation froide, c’était de l’animosité. Vela, andorien, n’avait pas apprécier du tout les petites manigances de la scientifique et se gardait bien de lui montrer une très grande sympathie. Ce qui n’était pas le cas de Harker. Cet homme était un fort gaillard, toujours prêt à lutter pour de nobles causes. Un cœur grand et des valeurs profondes l’habitaient. Néanmoins son arrivée à bord ne s’était pas passée dans le plus grand des calmes. L’équipage apprit que l’homme était dépendant de la médication pour maintenir son intégrité mentale, ce qui l’avait placé dans une situation fort inconfortable dès sa première sortie du navire. Ce qui avait créé un certain froid avec l’équipage… À l’exception de T’Kar. Leur marginalité les avait rapprochés, ne laissant voir qu’à quelques fins observateurs ce qui se déroulait entre eux. La vulcaine s’adressa donc posément au tacticien, lui demandant ce qu’il ferait de ses prochaines heures libres… L’Andorien dont nous venons à peine de parler s’était glissé avec le chef des opérations dans une cabine du turbolift. La discussion s’était déjà engagée. Si Vela ressentait une certaine animosité envers T’Kar, ce n’était pas le cas pour aucun autre membre de l’équipage. Bien que l’Andorien restait toujours un peu plus gêné auprès des femmes. Digne fils d’un grand homme d’état d’Andor, les gens qui l’entourait n’avait pas prévu qu’il se joindrait à Starfleet. Étant solitaire et appréciant le voyage, il avait vu une bonne occasion dans le fait de faire sa demande à l’Académie. Et contrairement à ce que son statut pouvait laisser présager, l’homme manquait souvent de confiance en lui, ce qui créait ce malaise permanent auprès des femmes et les sautes d’humeur fréquente de l’homme qui transparaissait souvent malgré ses grands efforts d’autocontrôle. Ce qui l’avait aidé un brin à socialiser, ça avait été les programmes fous du pilote du navire et d’un ancien membre d’équipage. Ce qui, par une occasion étrange, l’avait amené à apprendre à jouer au badminton… Sports auquel il s’adonnait maintenant régulièrement avec Denis Roy, Karl Davis et, plus récemment, Chris Grey, ingénieur sur le navire. Les portes du turbolift s’ouvrirent sur le pont 9. Roy s’excusa et remis leur conversation au match du soir. Vela sourit, salua l’homme et descendit jusqu’au pont 12, histoire d’aller manger un morceau au Noname. Sur sa route, il rencontra Touvock, l’un de ses subordonnés. L’officier était un Ulien orphelin de ses parents biologiques et élevé par un vulcain. Si son contrôle émotionnel était souvent incertain, il avait hérité de son père adoptif d’un raisonnement à tout épreuve des faits. Un homme que Vela aimait bien avoir à portée. Comme leur direction convergeait vers le Noname, ils allèrent ensemble… L’infirmerie principale ne grouillait pas d’activité lorsque le Chef des opérations y entra. Il distingua par contre d’un coup d’œil circulaire Cynthia Keffer entrain d’analyser l’avant bras de Chris Grey et le Dr T’Pak assise dans son bureau. Le nouveau venu salua les deux regards de la salle d’examen qui s’étaient levés vers lui à son entrée et se dirigea vers le bureau du médecin chef. T’Pak, vulcaine, était élevée dans la plus grande tradition de son peuple. Capable de se détachement froid propre à ses origines, elle avait par contre montré par le passé quelques manquements aux enseignements du Kolinahr. D’ailleurs, récemment, Matolck avait réussit à la rendre une « accroc du bourbon ». Plutôt solitaire, la Vulcaine participait à tout mais s’effaçait rapidement. À la vue du chef des opérations, elle leva les yeux et sortit rapidement un PADD. Ce fut encore quelques détails techniques sur le renouvellement des stocks médicaux. L’homme sourit à la lecture en diagonal des documents et remercia le médecin. Il tourna les talons et se dirigea vers la salle d’examen. Où il piqua une courte jasette à Grey sur un outil que l’ingénierie avait demandé. Grey était à demi-bajoran, ce qui se voyait par les encoches de son nez qui dominait sur le phénotype normal humain. Un bel homme, courtois et souriant, toujours prêt à rendre service. Méticuleux dans son travail, il s’était attiré les grâces de ses supérieurs depuis son entrée et sa courtoisie l’avait déjà intégré au groupe des « joueurs de badminton ». Il avait même déjà réussit à montrer un intérêt vis-à-vis l’une des officière du département des opérations. Ce qui avait déjà bien fait sourire Roy. - Bien Monsieur Grey, il semble que vous n’ayez aucune séquelle de ce petit incident. Il s’était relevé et avait remercier une fois de plus Cynthia Keffer. Cette dernière lui avait renvoyé sa politesse et avait laissé la « recrue » quitter l’infirmerie. L’infirmière avait ensuite porté son attention sur l’homme qui était resté un peu à l’écart. Denis trouva charmant à nouveau le visage de la jeune femme et, ce, malgré cette pièce d’équipement qui lui permettait maintenant de voir. Keffer portait maintenant un VISOR, vestige d’un geste de bravoure pour protéger un enfant. Cette situation l’avait blessée plus dans son orgueil et dans sa condition physique. Ce jouet technologique n’était pas de tout repos… Et avait blessé son orgueil longtemps, s’étant trouvée incapable de faire bien des tâches pendant un certain temps. Car Cynthia Keffer était une femme fière qui avait un passé fort nébuleux, qui cachait des relations difficiles avec sa famille, avec les autorités gouvernementale. Événements qui l’avait laissé relativement amer face à la hiérarchie et un peu à l’extérieur du monde. Sa réputation n’avait pas été soignée par l’entourage et ni par elle-même. Et pourtant elle avait tant changé dernièrement. Maintenant, elle acceptait même que le Chef des opérations la courtise et elle y prenait plaisir. Elle ne refusa donc pas l’invitation à souper que lui glissa l’homme tout juste avant que les portes de l’infirmerie coulissent à nouveau pour laisser passer une femme. Elle porta un regard rapide au tour d’elle et salua de la tête les deux officiers. Angélica Naïma était la nouvelle exobiologiste assignées à l’USS Indépendance, sa première assignation à un navire malgré ses plusieurs années d’expérience et son grade de Commandeur. Ses connaissances avaient été utilisées surtout au Quartier Général de Starfleet et spécialement sur le Dominion. Ses services étant moins requis et d’un désir nouveau pour elle, elle avait demandé une assignation dans Yzon et avait obtenu ce poste. La jeune femme, semblant un peu mal à l’aise face à l’équipage du navire, s’était tenue jusqu’à maintenant effacée. L’observation du navire l’avait « fasciné », mais elle semblait pourtant s’atteler maintenant à des tâches plus « officielle ». D’ailleurs il sembla à Roy et Keffer que la jeune femme avait un rendez-vous avec le médecin, car T’Pak était sortie de son bureau et avait été rencontrer l’exobiologiste. Ils s’étaient salués et le médecin chef avait entamé la discussion par : - Et puis Mlle Naïma ? Vous avez aimé votre tour d’horizon de l’Indépendance ? Denis Roy |
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