NOUVELLESLa technologie spatiale et le sport automobileVous allez vous demander pourquoi je vous parle aujourd'hui de sport automobile? Cette année encore, Henri Pescarolo utilise des matériaux composites légers pour réduire la masse de ses voitures, ainsi que des tissus isolants résistant aux températures extrêmes, venus des lanceurs Ariane, pour accroître leur sécurité. Pourquoi tester ces technologies de pointe sur les courses automobiles ? Pierre Brisson rappelle qu'il a entamé cette coopération avec Henri Pescarolo voici deux ans pour démontrer comment la technologie spatiale pouvait apporter des solutions innovantes pour la course d’endurance. Ensemble, ils ont pu identifier plusieurs points pour lesquels les technologies spatiales permettraient d’améliorer les performances, les aspects de sécurité et le confort du pilote pendant les compétitions. L’écurie Pescarolo Sport a bien fini la saison 2003 avec ses voitures dopées aux technologies spatiales : celles-ci ont remporté deux courses du FIA Sportscar Championship, elles sont arrivées en deuxième position sur une troisième et elles ont fini en 8e et 9e position sur les 50 concurrents des légendaire « 24 heures du Mans ». En se basant sur une bonne expérience de l’an dernier, l'écurie Pescarolo a choisi de poursuivre avec les mêmes matériaux de pointe venus du secteur spatial. Pour la Pescarolo-Judd, sa nouvelle voiture pour la saison, le principal changement est l’utilisation d’un moteur V10 Judd de 5 litres. En ce début de saison 2004, la nouvelle Pescarolo a déjà démontré ses bonnes performances lors des premiers essais de la nouvelle saison sur le circuit Paul Ricard, au Castellet (Var), les 6 et 7 avril. A eux trois, les pilotes de l’écurie Pescarolo Sport – Sébastien Bourdais, Soheil Ayari et Emmanuel Collard – ont facilement dévoré 797 km durant les deux journées d’essais. L’écurie n’a été dépassée que par une seule de ses concurrentes, l’écurie Audi R8 Goh, et seulement de 3/10e de seconde. « Plutôt rassurant ! » a conclu Henri Pescarolo à l’issue de la session d’essais. « Je suis convaincu qu’avec les bons pneumatiques et les réglages adéquats, nous aurions pu faire aussi bien qu’Audi ». Technologies spatiales sur la Pescarolo-Judd L’écurie Pescarolo utilise deux technologies spatiales différentes. André de Cortanze, directeur technique de Pescarolo Sport, a souligné l’importance de ces gains de masse : « le rapport poids/performances est vital dans la compétition automobile. Avec un châssis plus léger grâce aux matériaux spatiaux, il nous est possible d’optimiser la distribution des masses, ce qui résulte dans des performances générales améliorées ». Des matériaux isolants développés pour les lanceurs européens Ariane sont utilisés pour limiter la transmission de la chaleur du moteur et de l’échappement vers le réservoir d’essence ou l’habitacle du pilote. « En collaborant avec Henri Pescarolo, nous pouvons mettre notre technologie sous des contraintes extrêmes dans un environnement automobile. Une fois qu’elles auront confirmé leur intérêt dans des courses aussi difficiles que Le Mans ou le Paris-Dakar, elles trouveront leur chemin dans l’industrie automobile, sur les voitures que nous utilisons tous les jours, améliorant leur confort et leur fiabilité, et surtout, elles contribueront à accroître la sécurité routière en général » a conclu Pierre Brisson lors de la conférence de presse. Les voitures de l’écurie Pescarolo et leurs technologies spatiales concourront lors des quatre courses d’endurance de la série des 1 000 km du Mans ainsi que sur la course des « 24 heures ». Les 8 et 9 mai, la Pescarolo-Judd de Soheil Ayari et Emmanuel Collard s’est classée 4e à Monza derrière trois Audi. Les tests de technologie spatiale sur les voitures automobiles semblent prometteurs, alors… à quand une même technologie sur les véhicules des particuliers? Mais dans quelques années (que dis-je… décennies), nos voitures se seront sûrement transformées en navettes J. Malheureusement pour nous, nous ne serons peut être plus là pour constater ce fait L. En attendant, il nous reste à qu'évoluer en P, chacun sur notre vaisseau, en se disant que "Dans ces mondes étrangers, tout est possible si l'on se donne la peine de le découvrir"… Béatrice Adriano |
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