CRITIQUES
Star Trek: DS9 - Worlds of DS9 Volume 1Le premier volume de trois sur les mondes de Deep Space Nine, celui-ci est consacré à Cardassia et Andor. Un livre de 361 pages pour deux histoires séparées et deux auteurs également. Pour la première partie qui se passe sur Cardassia, elle a été écrite par Uma MacCormak. Cette histoire est sa deuxième contribution à l’univers de Star Trek et les deux dans le monde de DS9. Elle a écrit une courte histoire intitulée « Face Value » dans le roman « Prophecy and Change » qui célébrait le 10ième anniversaire de DS9. La deuxième partie de ce roman qui se passe sur Andor a été écrite par Heather Jarman. Elle n’est pas une nouvelle à l’univers de Star Trek, ayant écrit « This Grey Spirit » pour la série Mission Gamma de DS9, « The Devil you Know » pour « Prophecy and Change », « Mirror Eyes » pour la série « Tales of the Dominion War » et « Balance of Nature » pour la série S.C.E (Starfleet Corps of Engineer). Un fait important que je tiens à mentionner, car je ne me souviens pas l’avoir fait dans mes articles précédents de roman sur la série DS9, est que tout ce qui a été écrit se passe peu de temps après la fin de la série, soit en 2376. Dans le cas de nos deux histoires de ce roman, celle sur Cardassia se passe en décembre 2376 soit huit semaines après les évènements dans le roman « Unity ». Tandis que l’histoire sur Andor se passe en novembre 2376 soit quatre semaines après les évènements dans le roman « Unity ». À présent, en quoi consistent ces deux histoires ? Apprenons-nous de nouvelles choses et est-ce qu’il y a une évolution dans les personnages ? Est-ce que livre vaut la peine d’être lu ? Je vais répondre à ses questions plus loin. Je vais commencer par vous dire ce que je pense de ses deux histoires. Cardassia - The Lotus Flower L’histoire se passe entièrement sur Cardassia, une lecture d’un peu moins de 150 pages. Nous retrouvons dans cette histoire, trois personnages bien connu de DS9 soit, Miles O’Brien, sa femme Keiko O’Brien (ainsi que leur deux enfants) et notre cher Elim Garak, le couturier. Personnellement, j’ai trouvé que l’histoire et l’intrigue ont pris du temps à démarrer. Malgré ce lent départ, nous avons une très bonne explication sur la situation présente de Cardassia qui a été ravagé suite à l’occupation du Dominion de cette planète et du secteur. Nous avons aussi une très bonne idée de la situation politique. La Fédération étant très présente pour apporter de l’aide au peuple Cardassien. Mais ce n’est pas tous les Cardassiens qui approuvent la présence de la Fédération et son aide. Le côté militaire tente de discréditer la Fédération et que la démocratie ne peut fonctionner sur Cardassia et son peuple. Comme Cardassia était militaire à la base, avec des jeux de subterfuges pour le pouvoir politique et militaire, ce changement dans la façon de gouverner fait peur à plusieurs. Il est clairement indiqué que certains des politiciens qui forment le gouvernement Cardassien ne croient pas en la démocratie et même ceux qui tentent de la faire respecter, trouvent que c’est un processus long et fastidieux. Il y a donc une intrigue politique à toute cette histoire à savoir qui veut miner la démocratie et le « Castellan », celui qui est le chef du gouvernement Cardassien. Une fois de plus, nous avons la chance de voir l’étendu des contacts de Garak du temps où il faisait partie de l’Ordre Obsidian (Obsidian Order). Il réussira à aider le Castellan, Alon Ghemor, pour contrecarrer les plans de son ennemi politique. D’un autre côté, que fait la famille O’Brien sur Cardassia ? Leur présence y est parce que Keiko O’Brien est une botaniste réputée et, avec l’appui de son mari, a accepté un poste de Directeur dans un complexe pour aider les Cardassiens à combattre les effets secondaires du ravage causé par le Dominion après leur départ. Leur complexe, composé de scientifique dans plusieurs domaines, cherche avant tout à obtenir une subvention pour leur projet de restauration du sol Cardassien pour le cultiver le plus rapidement possible afin de subvenir aux besoins de nourriture des habitants. Et c’est là que l’intrigue politique prend effet car un autre projet, militaire celui-là, cherche à obtenir la même subvention. C’est donc l’ennemi politique de Ghemor qui met en branle un complot pour discréditer le projet de Andak pour montrer que le sien est le meilleur. Parmi tout cette histoire, nous en apprenons beaucoup plus sur Keiko O’Brien. Comment elle en est venu à aimer les plantes, une en particulier qui est le titre de l’histoire. Elle fait une comparaison, plutôt une espèce d’introspection sur pourquoi elle a accepté ce poste sur Cardassia et d’avoir amené avec elle ses enfants. Pendant le temps que dure la crise au projet de Andak qui met la vie de la presque totalité du personnel et des enfants présents, elle en vient à la conclusion qu’elle est sur Cardassia pour aider et faire une différence. Nous en apprenons un peu plus sur le peuple Cardassien, sur leur croyance, leur culture et comment ils élèvent leurs enfants mais aussi, comment certains Cardassien ne peuvent laisser aller le passé en continuant leur jeu insidieux et profitant des faiblesses des Cardassiens, même des enfants. C’est une histoire qui a quelques parallèles avec le monde d’aujourd’hui voir, le terrorisme qui est utilisé pour arriver à des fins personnelles, les jeux de pouvoir politique et les grands pays de ce monde qui cherchent à tout vouloir régler en s’imposant. La différence sur ce dernier point est que la Fédération ne s’impose pas de façon à vouloir prendre le pouvoir mais, il reste que des fois, elle n’est pas la bienvenue. Andor - Paradigm Le titre, Paradigme en français, de cette histoire reflète bien ce que nous découvrons de la culture Andorienne. Le Petit Larousse Illustré donne quelques définitions et deux conviennent très bien dans ce cas-ci. La première que je retiens, est une définition psychologique que voici : Procédure méthodologique qui constitue un modèle de référence. La deuxième en est une logique qui est la suivante : Chez Platon, idée, en tant que type exemplaire dont participe les choses sensibles. Je ne me souviens pas avoir vu des épisodes de Star Trek, toutes séries confondues, qui ont vraiment parlé de la culture Andorienne. Il y a bien sûr quelques épisodes de la série « Enterprise » où nous voyons les Andoriens mais aucune allusion sur ce qu’ils sont comme société. Ce livre nous fait découvrir une culture, une race, complexe. Cette complexité vient selon une interprétation que l’auteur a choisi selon une phrase dite par Data dans le 11ième épisode de la 4e saison de TNG dans la quelle il sous-entends que les Andoriens se marient en groupe de quatre. En fait, je suis un peu menteur car ce fait est déjà présent dans les livres précédents de DS9 avec la venue d’un Andorien sur DS9 du nom de Thirishar ch’Thane, officier scientifique et enseigne. Je ne veux pas entrer dans les détails de la culture Andorienne (je le ferai fort probablement dans un autre article) pour me concentrer sur l’histoire. Celle-ci se passe entièrement sur Andor, aussi appelé Andoria. L’histoire tourne autour de nouveaux personnages de DS9 : l’Enseigne ch’Thane, l’Enseigne Tenmei et la Lieutenant Commandeur Phillipa Matthias. Ce sont ces trois personnages et la culture Andorienne qui est développé ici. Une plus grande place est faite à Thirishar et la culture Andorienne mais sans laisser de côté Tenmei et Matthias. Cette histoire comprend tout ce qui est possible d’imaginer; romance, intrigue politique, action, suspense, émotions, tout. Je vais vous avouer avoir été touché à la fin du livre qui, selon moi, est le moment fort de l’histoire et qui est aussi une des deux raisons du voyage de nos trois officiers de Starfleet sur Andor. Cette raison, les funérailles de Shathrissia, une des « Bondmates » de Thirishar. L’autre raison étant que la mère de Thirishar demande à celui-ci de venir la voir sur Andor et, comme Tenmei est devenu une très bonne amie avec Thirishar, celle-ci décide d’y aller avec lui pour le supporter dans ce moment difficile car il n’est pas invité au funérailles de Shathrissia. À leur arrivée à la station orbitale de Andor pour les voyageurs, Thirishar est agressé par une horde de journalistes qui lui pose plein de question sur les raisons de sa visite sur Andor. Avant qu’il même qu’il ait le temps de répondre ou de comprendre ce qui arrive, il est tout de suite mis à l’écart par la sécurité de la station. Ensuite, un incident l’empêche, avec Tenmei, de se rendre sur Zhevra pour rejoindre sa mère. Ajoutez à ça une tempête tropicale, et le trio doit voyager ensemble et ils aboutissent tous les trois chez la mère de Shathrissia. Cette dernière, selon les coutumes Andoriennes, n’a pas le choix d’accueillir Thirishar chez elle. Elle le fait à contrecoeur car elle en veut à Thirishar pour la mort de sa fille parce que celle-ci s’est suicidée lorsque Thirishar a décidé d’aller de l’avant et de participer à la mission dans le Quadrant Gamma. Il s’ensuit une série d’évènements comme l’arrivée de la mère de Thirishar, Charivretha, qui est aussi l’opposé politique de Sessethantis, la mère de Shathrissia. Leurs deux parties politiques ont des vues opposées sur comment procéder pour éviter que la race Andorienne ne disparaisse car celle-ci fait face à l’extinction dû au faible taux de naissance et à la complexité de leur race, soit de devoir être en groupe de quatre pour concevoir des enfants. En bout de ligne, certains conflits sont résolus, des sacrifices sont faits par certaines personnes mais ce n’est pas une histoire où tout est bien qui fini bien. Si il y a une chose que j’aime de cette histoire c’est qu’elle respecte le genre d’histoire que la série DS9 nous a habituée à voir, soit des conflits interpersonnels sans pour autant résoudre tous ses conflits. Mais sans être « sombre », la fin laisse quand même un espoir, à un des personnages, comme quoi le futur peut être prometteur et heureux, sans complexité. C’est un court résumé de l’histoire de 200 pages qui se lit très bien. Pour ceux qui n’ont pas lu les livres précédents de DS9, il y a un assez bon résumé des derniers évènements dans la vie de l’Enseigne ch’Thane et de l’Enseigne Prynn Tenmei. En conclusion et en toute objectivité, la deuxième partie de ce livre a été beaucoup plus intéressante du fait que nous ne savons pas beaucoup de chose sur les Andoriens et leur culture comparativement aux Cardassiens que nous connaissons tout de même très bien pour les avoir vu tout au long de la série DS9. Cela n’enlève rien à la première histoire, elle est bien écrite mais, il reste qu’elle nous apprend moins de choses. J’ai hâte de lire les deux autres volumes, surtout celui qui traitera de Trill, en espérant que nous en apprendrons beaucoup là aussi. En attendant, je vous conseille ce premier volume, surtout pour « Paradigm » et le développement des Andoriens. Bonne lecture!!! Jean-François Larochelle |
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