CRITIQUES
Star Trek: TOS - Le Tourbillon Galactique =/\= =/\= =/\=
Imaginez deux trous noirs se rassemblant pour former une meurtrière hélice, ils tournoient depuis des millions d'années ravageant tout sur leur passage…Les étoiles, les planètes sont aspirées dans le champ de gravité…Un maelström galactique…L'Enterprise est soumis à cette légère distorsion temporelle, car ils en sont tout de même très éloignés. Mais étalonner les horloges de l'ordinateur n'est pas la principale préoccupation de Kirk…
Appelés à surveiller une zone de l'espace où un croiseur Klingon a été aperçu, ils ont découvert une sorte d'anomalie, faute de Klingons, et se sont empressés d'abandonner leur secteur pour voir de quoi il retournait…Ils ont alors rencontrés une sorte de vaisseau monde, une gigantesque sphère noire, qui éclairée par les faisceaux lumineux de l'Enterprise va révéler une planète en miniature, avec des villes, des champs, des architectures foisonnantes de singularités.
Mais pour l'heure, les moteurs de ce vaisseau ne sont plus en état de fonctionner, et ils seront précipités dans la zone primaire du maelström où les radiations sont mortelles. Ils ont tout de même trois ans devant eux…mais il leur faudrait quatre ans pour réparer les six réacteurs…essayant certainement de stopper pour atteindre une planète, ils avaient acquis trop de vitesse pour pouvoir s'arrêter, et ils ont continués leur route dérivant dans l'espace…
Le vaisseau monde est habité, ancienne colonie spatiale orbitant autours de la Terre, ils sont partis ayant des problèmes avec l'état terrestre, et après plusieurs boucles dans le système solaire ils disparurent en laissant le message << Nos petits-enfants attendrons les vôtres dans les étoiles. >> Seulement une sorte de guerre civile ravagea le vaisseau séparant en deux les habitants voyageurs, et les zones agréables des zones plus techniques. Les moteurs furent abandonnés…
Un équipe est envoyée sur place et ramène par suite d'un malheureux accident une habitante. Ils vont essayer de lui faire comprendre que l'espace est autour d'eux, et qu'il n'y a pas que ce qui est dans la sphère qui existe, et lui expliquer le danger vers lequel ils se précipitent…
La politique de l'espace qui a envoyé cette colonie en dehors des limites de notre galaxie et devenir ainsi un "vagabond", n'est pas sans nous rappeler les tiraillement que nos états imposent à notre espace actuel pourtant réduit…Ce livre serait-il une sorte d'avertissement sur notre avenir ?
En tout cas c'est un excellent roman, la séparation des niveaux supérieurs et inférieurs rappelle les castes, le vase clos, et l'éloignement de toute sorte de présence « extra-vaisseau-monde » accentuant encore plus le phénomène de rejet du à la différence physique des habitants dont certains sont longilignes et d'autres râblés, écrasés par l'attraction…
Ils sont partis depuis si longtemps qu'ils ont perdus tout repère, (Le "Capitaine" est incapable de lire et de comprendre ses instruments) tout ce qui pouvait des générations auparavant les rattacher à leurs racines. Leur monde est réduit à une portion congrue, et leur mental s'en trouvent ainsi réduit aussi, ils deviennent (sans jeu de mot) étroits d'esprit.
Le tourbillon galactique en sera pour ses frais…Malcor III aura de nouveaux colons !
L'idée du vaisseau-monde est connue et amplement développée de partout dans la littérature ou la filmographie, mais l'auteur à bien mis en évidence que l'étroitesse d'esprit d'un peuple provenait d’un manque de largeur de vue… L'ouverture aux autres se fait par un processus de connaissance de soi, et on ne peut se connaître que si l'on en connaît d'autres, non semblables à nous. Ce roman n’est pas sans rappeler l’épisode de TOS (Saison 3) « Au bout de l’infini » ( For the world is hollow and I have touched the sky) où l’Enterprise rencontre un astéroïde qui est peuplé d’humanoïdes inconscients d ‘appartenir à un vaisseau.
Il mérite ses trois =/\=.
Christine Venera
Cmdr Nella Demaiziere
USS Bombardier
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