DIVERSUn McDo sur Mars?L'Agence spatiale européenne réfléchit à quelques recettes dont pourraient se régaler les astronautes en mission sur Mars. En effet même si on est dans l'espace, le corps continue lui d'avoir besoin de glucides, lipides, vitamines, protéines etc. Vous imaginez les astronautes condamnés à manger de la nourriture déshydratée et des barres granolas sans saveur ? Une fois de temps en temps, ça va mais pendant 2 ans seulement ça? ouf... Vous n'avez pas tort, mais les choses pourraient bientôt changer. À l'occasion du Salon international de l'alimentation qui s'est déroulé en octobre 2004 à Paris, des chercheurs de l'Agence spatiale européenne (ASE) ont partagé avec les participants quelques idées sur la nourriture et l'espace, notamment sur les menus gastronomiques dont pourraient profiter les voyageurs en mission sur la planète Mars. Présentement, les astronautes emportent toute la nourriture lors de leur mission, depuis la Terre tel la boîte à lunch à maman. Toutefois, pour les voyages de plus longue durée vers Mars, ça en ferait pas mal de boîte à lunch. En effet, une mission vers la planète rouge devrait durer au mois 24 mois, soit six pour l'allée, six pour le retour et 12 pour l'exploration de la planète. Comme l'explique le responsable du recyclage et de la production d'air, d'eau et de nourriture pour les missions habitées de longues durées à l'ASE, des vivres pour 24 mois occuperaient beaucoup trop d'espace dans une navette spatiale. Depuis près de 12 ans, les chercheurs tentent de mettre au point des systèmes qui seraient capables de recycler l'urine, les excréments et le CO2 générés par les astronautes pour faire pousser des plantes dans l'espace. À ce jour, des essais ont été réalisés avec du blé, des tomates, des pommes de terre, du soja, du riz, des épinards, des oignons et de la laitue. D'autres céréales et légumes pourraient bientôt être soumis à des essais. On en est pas encore au St-Hubert mais c'est quand même un pas en avant. Et avant même qu'on aurait un jardin suffisant pour pouvoir à l'alimentation, celui-ci serait déjà amplement suffisant pour alimenter tout le monde en oxygène. Le tout aurait l'apparence d'une ferme hydroponique où l'eau aurait son cycle (évaporation, condensation, absorption) et où la chaîne alimentaire serait bouclée. Au moins on peut compter sur l'énergie solaire nécessaire à la photosynthèse qui est aussi présente sur mars. Le défis est la quantité, ça prend plus qu'un petit jardin pour produire les 2500 calories quotidiens nécessaires. Même que ça en prend moins pour pouvoir alimenter en oxygène. On en a fait l'expérience lorsqu'il y a quelques années on a essayé d'isoler un petit groupe dans un environnement clos avec fermes hydroponiques. On a du mettre fin prématurément à l'expérience parce que les gardes manger étaient vides. En plus de la simple production, L'ESA fait équipe avec un centre de formation culinaire pour mettre au point des recettes qui pourront être réalisées avec les quelques ingrédients susceptibles d'être produits sur Mars. Selon les chercheurs les plats devront être bons pour les papilles, mais aussi pour la santé. Ils devront être suffisamment nutritifs pour assurer la survie de l'équipage et lui apporter un bon soutien psychologique. C'est quand même le menu pour pas moins de 24 mois. De son côté, la société française GEM a été mandatée par l'ASE pour étudier une batterie d'ustensiles qui pourrait être emportés dans l'espace. Attention, il n'est pas question de gadgets sophistiqués, mais d'équipement de base. « Les plats devront être simples à préparer », souligne les chercheurs. D'autres nouvelles suivront. Alexandre Beaudry |
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