CRITIQUESStar Trek: Invasion - First StrikeCe roman est le premier d’une série de quatre et il débute avec la série originale. Le concept de cette série de livres a été conçu par John. J. Ordover et Diane Carey qui est celle qui a écrit ce premier livre. Cette première partie a été publiée en juillet 1996 par Pocket Books d’une longueur de 289 pages. Si le livre a été traduit, c’est de la bonne lecture pour tous ceux qui favorise la série originale. On y retrouve la chimie entre Kirk, Spock et McCoy comme si on regardait un épisode de la série originale. L’auteur a su bien transposer dans le livre la relation entre ses trois personnages vu à l’écran. Je dirai que tout s’y retrouve entre ses trois là. Les moments de doutes, les répliques de McCoy face aux paroles de Spock et de Kirk, les décisions de Kirk et ses agissements. Par contre, j’ai trouvé un peu long le temps qui est pris avant que l’histoire principale ne débute. Il y a trop de temps consacré à un conflit sur une planète entre l’équipage de Kirk et les Klingons. Et oui, les Klingons sont présents dans cette histoire, du début à la fin. Voici la traduction du court résumé qui se trouve derrière le livre et qui explique la raison de leur présence.
Le Capitaine Kirk est étonné lorsque la Fédération reçoit un message urgent provenant de l’Empire Klingon, demandant de l’aide. Un mystérieux vaisseau a pénétré dans le territoire Klingon et a résisté à leurs efforts pour le détruire. En établissant un contact avec le vaisseau étranger, Kirk découvre que celui-ci est seulement le premier d’une vaste flotte de vaisseaux dont les équipages sont obsédés par la conquête des Klingons, de la Fédération, des Romuliens et de tous ceux qui vivent dans l’espace qui était à eux. Ces créatures qui veulent reprendre l’espace et la place qui leur appartient sont appelées « Furies » chez les humains et « Havoc » chez les Klingons, pour ne nommer que ces deux races. Ces créatures disent avoir perdues une guerre et avoir été bannies il y a près de 5 millénaires. Mais qu’est-ce qui a poussé les Klingons à demander l’aide de la Fédération, et de Kirk spécialement, pour combattre les « Furies » ? Les Klingons, ici on parle du Général Kellen de l’Empire Klingon, a déduit que la seule chose qui pouvait combattre et repousser le diable était le diable lui-même. Et pour ce Général, le diable en personne est nul autre que le Capitaine Kirk. Le Général Kellen a de grandes attentes envers Kirk pour l’aider à combattre les « Furies » mais celui-ci est très déçu dès le départ car, fidèle à lui-même et à ce que la Fédération représente, Kirk veut premièrement communiquer et établir un dialogue avec ces « Furies ». Et lorsqu’il les rencontre, il est le seul de l’away team et de l’équipage qui n’a pas peur en voyant l’apparence des « Furies ». Et c’est justement lorsque Kirk invite le capitaine des « Furies » à visiter l’Enterprise qu’il y a le meilleur passage du livre selon moi. Je me permets donc de vous le citer en anglais et de le traduire au mieux de mes capacités. Kirk stepped around the console to the auxiliary screen, where one tap pulled up an unassuring view of Zennor’s massive ship and the two Klingon vessels. « Captain, » McCoy began, « I know you like to bring ‘visitors’ aboard because there’s less chance of their taking potshots at the ship with their own people aboard, but, if you don’t mind my asking, are you out of your mind ? » « Probably. » Kirk gazed at the ships. « But I know how I’d like to be treated and they reminded me of us. » « Only if ‘us’ are looking in a fun-house mirror. » « It’s their similarities to us you’re reacting to. » The doctor scowled. « Pardon me ? » « The scariest aliens are the ones who are distortions of ourselves. We look at them and see something vaguely familiar. An upright silhouette, the same kind of movements… arms and legs, mouths, an eye or two… a verbal language. Aliens like the Horta or the Melkots aren’t as frightening because they’re so completely unlike us. It’s those like Zennor and is crew that shake us up, and all because we see a glaze of something we recongnize that’s been stretched out of shape. Once we get over that, we can look at the similarities for what they are. » McCoy folded is arms and canted his head. « That’s what’s different about you Captain. » Kirk looked at him. « About me ? I don’t follow. » « Yes, » the doctor sighed. « No matter how far out we go, or how much space separates us from somebody else, you always see how we’re all alike instead of how we’re all different. And you talk to stangers as if you’ve known them a year. That’s what sets you apart from me and Spock and all the rest of us. Even from the other starship captains. Everybody else goes out into space expecting to see things that are alien and weird. You look at the alien and weird, and you see a piece of us. » Basking in the compliment, somewhat embarrassed that there wasn’t a veiled insult in there somewhere, Kirk leered at him. « You’re a frustrated psychoanalyst, McCoy. » The doctor tightened his arms and bounced on his toes. « I’m not frustrated at all. » Kirk contourna la console jusqu'à l'écran auxiliaire où d'une commande, il fit apparaître l'image non rassurante de l'énorme vaisseau de Zennor et des deux vaisseaux Klingons. « Capitaine, » débuta McCoy, « je sais que vous aimez avoir des invités à bord parce qu'il y a moins de chance que le vaisseau soit attaqué avec leur gens ici mais, si je peux me permettre de vous demander ceci, êtes-vous fou? » « Probablement.» Kirk jeta un regard aux vaisseaux. « Mais je sais comment j'aimerai être traité et ils me font penser à nous.» « Seulement si 'nous' est à se regarder dans un palais de miroirs déformants.» « C'est à leurs similarités avec nous auxquelles vous réagissez.» Le docteur fronça les sourcils. « Pardon ?» « Les extra-terrestres (ou races) les plus effrayants sont ceux qui sont des distorsions de nous-mêmes. Nous les regardons et nous voyons quelque chose qui nous est vaguement familier. Une silhouette verticale, les mêmes sortes de mouvements... bras et jambe, bouche, un oeil ou deux... un langage verbalisé. Des extra-terrestres comme les Horta ou les Melkots ne sont pas si effrayantes parce qu'elles sont différentes de nous. Ce sont ceux comme Zennor et son équipage qui nous shake us up parce que nous remarquons (glaze) quelque chose que nous reconnaissons qui est une forme étirée (ou déformée). Une fois que nous passons par dessus ça, nous pouvons regarder les similarités pour ce qu'elles sont. » McCoy croisa ses bras et pencha sa tête. « C'est ce qui est différent à votre sujet capitaine. » Kirk le regarda. « À mon sujet ? Je ne comprends pas. » « Oui, » soupira le docteur. « Peut importe comment loin nous allons, ou combien d’espace nous sépare de quelqu’un d’autre, tu vois toujours comment nous sommes pareils plutôt que comment nous sommes différent. Et tu parles aux étrangers comme si ça faisait un an que tu les connais. C’est ce qui te différencie de moi, Spock et de nous tous. Même des autres capitaines de vaisseaux. Tout le reste du monde va dans l’espace s’attendant à voir des choses étranges et bizarres. Toi, tu regardes l’étrange et le bizarre et tu vois une partie de nous. » Fier d’être complimenté, quelque peu embarrassé qu’il n’y ait pas l’ombre d’une insulte en quelque part, Kirk le regarda de façon amusée. « Vous êtes un psychanalyste frustré McCoy. » Le docteur serra plus ses bras et se balança sur le bout des pieds. « Je ne suis pas du tout frustré. » Je crois que les paroles dites par McCoy au sujet de Kirk sont ce qu’il y a de plus vrai sur le personnage, que ça le définie très bien. Mais on réalise aussi à la lecture de ce livre que le personnage de Kirk s’en fait beaucoup avec sa réputation. Comme le Général Kellen lui dit qu’il est déçu de l’homme qu’il rencontre car pour Kellen, le Kirk qu’il rencontre ne correspond pas à ce qu’il s’attendait de voir selon les dires des autres Klingons qui l’ont croisé. Et ça, ça dérange Kirk que le Général Kellen s’en prenne à son image, à sa réputation. Finalement, le Général revient sur ses paroles à la fin de l’histoire puisque sans Kirk et son équipage, les « Furies » n’auraient pas été défaits dans l’affrontement final. Ce qui est très intéressant dans ce livre c’est qu’il mélange mythe, légende et religion puisque les « Furies » ont l’apparence des démons et figures mythiques des vieilles légendes de la Terre et il en va de même pour les Klingons qui ont leur propre représentation de figures mythiques. C’est donc leurs apparences qui induits une certaine peur parmi l’équipage de l’Enterprise sans toute fois les empêcher de faire leur travail. Travail qu’ils font trop bien car ils découvrent que ces créatures font biens parties de nos légendes et mythes. Donc, même si Kirk a réussi a créer un lien d’amitié avec le capitaine des « Furies », quand celui-ci apprend que cet espace leur a bien appartenu il y a des millénaires, le conflit est inévitable. Et même si tous les deux devaient suivre leurs ordres, le capitaine des « Furies » laisse dans une capsule de sauvetage des petites poupées qui, pour les « Furies », représentent leur âme. Kirk ordonne donc de ne pas les détruire et de les conserver jusqu’au jour où ceux-ci reviendraient car il est clair qu’ils reviendront. Ma cote pour ce livre, 3.5/5. La prochaine critique, la deuxième partie de quatre avec l’équipage de l’Enterprise-D de Next Generation. Jean-François Larochelle |
|