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Les bestioles (et autres) de Star Trek (la suite)

Auriez-vous osé croire qu’il ne me restait plus de créatures intéressantes à vous présenter? Erreur! Ma mine d’informations n’est pas encore épuisée, bien que je dois admettre qu’elle achève! ;o)

Pour cet article, j’ai d’abord cru qu’il serait intéressant de discourir de l’autruche Joraniane. Ce fascinant oiseau a la manie de se cacher la tête sous l’eau, un peu comme la rumeur veut que l’autruche terrienne s’enfouisse la tête dans le sable alors que le danger approche. De là l’expression : “faire l’autruche”. Or, faire l’autruche à la manière Joraniane est dangereux pour sa vie, car cet oiseau reste souvent caché la tête sous l’eau jusqu’à ce qu’il en meure noyé! Devant le pathétisme de cette créature, je n’ai pu me résigner à lui consacrer plus qu’un paragraphe d’introduction! Remarquez que cela soulève tout de même beaucoup de questions. Par exemple, comment cet oiseau peut-il survivre alors qu’il se noie systématiquement au premier signe de danger? Monsieur Darwin, avez-vous quelque chose à déclarer? Mais bon... Passons.

J’aurais aussi pu vous entretenir du scarabée siffleur de Dalvin, dont le chant est fascinant et agréable à l’oreille, mais il n’y avait que peu d’autre chose à en dire.

Aussi, j’ai choisi comme premier sujet de cet article le gilvos de Corvan II. Ce petit animal d’environ un mètre de long ressemble à une branche d’arbre. Cela est bien normal puisque le gilvos vit dans les feuillus et les quelques fois les résineux de Corvan II. Son apparence lui procure un camouflage suffisant, et même plus! Bref, un Ferengi n’hésiterait pas à parier 5 barres de gold press latinum que vous ne pourriez retrouver un gilvos dans une forêt bien garnie!

Le gilvos dépendant des arbres pour sa protection, l’industrialisation de Corvan II lui fut des plus néfaste. Non seulement les zones de forêts diminuèrent dues aux coupes nécessaires à l’implantation d’industrie et pour pallier aux besoins de la population grandissante, mais la pollution industrielle menaça aussi la survie des forêts. Si bien qu’en 2368, il ne restait plus que 14 spécimens de gilvos!

Tout de suite, les organismes de protection de la faune mirent tout en branle pour rescaper les gilvos, et on en déporta un couple sur la planète Brentalia. Le vaisseau chargé de cette noble mission ne fut autre que le célèbre USS Enterprise-D.

La survie des gilvos fut mise à l’épreuve même à bord du prestigieux navire alors qu’un incendie se déclara sur le pont du vaisseau où les petits animaux étaient logés. Grâce à l’héroïque intervention du Commander William T. Riker, les gilvos furent sauvés des flammes et purent être conduit sain et sauf sur leur terre d’accueil.

Comme ces animaux sont encore aujourd’hui d’une extrême rareté, on en retrouve quelques spécimens sur le marché noir, et ils se vendent à un prix fou! Il est, bien entendu, totalement illégale de posséder un gilvos de Corvan, mais certaines personnes ont peu de scrupules, car dans plusieurs cultures, posséder un animal rare est un signe de richesse et de prestige.

On a d’ailleurs rapporté qu’un Ferengi du nom de Quark, nommé temporairement grand nagus, aurait été vu en possession d’un tel animal. Malheureusement, lorsque ledit Quark fut démis de ses fonctions, toutes traces du gilvos disparurent et il ne fut retrouvé. Peut-être est-il en ce moment même la propriété d’un autre Ferengi? Nous le saurons probablement jamais...

L’autre créature qui a attirée mon attention est loin d’être aussi attendrissante que le gilvos de Corvan II. Il s’agit du neuro-parasite de Devana. À vrai dire, bien qu’on l’associe à Devana, cet étrange organisme vient probablement d’une contrée tout autre, si ce n’est d’un autre univers!

En effet, le neuro-parasite est un véritable mystère pour la science. Environ de la taille d’un ballon de football, cet organisme plat et sans forme aux couleur véritablement standard n’est pas détecté par un tricorder comme une forme de vie. Selon les analyses du premier officier de l’USS Enterprise original, Monsieur Spock, les neuro-parasites ne sont ni des organismes vivants, ni de la matière proprement dite. Les lois physiques qui les gouvernent sont inexplicables, ce qui indique que ces organismes proviennent d’une autre galaxie ou le monde proprement dit n’est probablement en rien comme le nôtre.

Capable de voler sur de courtes distances, les neuro-parasite de Deneva ont l’habitude de s’accrocher en hauteur à des surfaces plates, d’où elles plongent sur leur proie. Ces étranges créatures émettent des sons semblables à un bourdonnement, mais on n’a pu déterminer s’il s’agissait là d’un moyen de communication.

Chaque neuro-parasite agit comme une cellule individuelle, mais tout comme les Borgs, ces organismes forment aussi un tout et ensemble, elles opèrent comme un seul et massif organisme. Même si aucun lien physique ne les relie les uns aux autres, les neuro-parasites sont capable de penser et d’agir de concert, guider par un but commun. Ils sont aussi capables de drainer l’énergie les un des autres, et cela leur donne une résistance accrue aux tirs de phaser. Par exemple, un rayon qui pourrait littéralement vaporiser un humanoïde ne fait qu’endommager légèrement le parasite, et celui-ci peut même régénérer les blessures occasionnées par une telle source d’énergie.

Ces horribles bestioles ne peuvent se reproduire seules et ont besoin d’un hôte pour procréer. Pour prendre le contrôle d’un humanoïde, les neuro-parasites se fixent dans leur dos et s’y accroche fermement. Perçant la colonne vertébrale avec un puissant dard, ces créatures injectent dans la moelle épinière un aiguillon qui éclate en de multiples tendons, qui à leur tour s’enroulent autour du système nerveux de la victime. Une fois ces tendons en place (qui ne peuvent d’ailleurs être retirés du système nerveux par chirurgie), le neuro-parasite peut contrôler son hôte en lui infligeant des douleurs plus ou moins intenses. S’il est possible de résister un certain temps à la volonté d’un neuro-parasite, personne ne peut le faire éternellement car la souffrance infligée par une telle créature devient rapidement insoutenable. Et souvent, une résistance prolongée à la torture d’un neuro-parasite entraîne la folie ou la mort. La puissance du contrôle d’un neuro-parasite est telle que même un Vulcain entraîné à gérer ses émotions ne peut résister éternellement.

C’est d’ailleurs grâce à ce malheureux talent pour la soumission que l’on détecta la présence de ces viles créatures. Aux 23e siècle, la Fédération perdit le contact avec plusieurs colonies dont Levinius V, Theta Cygni XII et Ingraham B. Les habitants de ces planètes étaient morts après une étrange période de folie et d’hystérie collective. L’USS Enterprise, chargée d’enquêter sur le phénomène, reçut un message de la colonie de Deneva qui les avertissait d’un danger imminent.

L’un des habitants de Deneva réussit à résister assez longtemps aux instances du parasite pour s’envoler à bord d’une petite navette. Le pilote se dirigea vers le soleil et découvrit ainsi que les neuro-parasite ne peuvent résister aux rayons ultra-violets. Malheureusement, celui-ci ne survécu pas à l’incident car sa navette fut détruite due à sa trop grande proximité du soleil.

Il s’avéra que l’exposition aux rayons ultra-violets est la seule façon de détruire une telle créature et de libérer leurs malheureuses victimes. Armé de ce savoir, l’équipage du USS Enterprise réussit à détruire ces malignes bestioles, et une chance, on n’a signalé nulle part une recrudescence de l’espèce.

Maintenant que vous voilà renseigner sur ces quelques bestioles, je vous dis à la prochaine et bonne lecture des autres articles de notre journal!

Anne-Marie Payette
CmdrÉ Zeemia Lioux
USS Indépendance