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Les dangers de la vie diplomatique :
Coeur sensible s’abstenir!

La vie dans les étoiles est débordante de possibilités, et est pleine de promesses. Nouvelles frontières, nouvelles planètes mais aussi nouvelles cultures, nouvelles races! Dans ce vaste univers, on rencontre des alliés et des... moins-alliés, pour prendre un langage diplomatiquement correct.

Lors d’un premier contact, il est toujours intéressant de s’immerger dans la culture des nouveaux arrivants, et il y a toujours une sorte d’euphorie dans la découverte mutuelle. Mais détrompez-vous, ce n’est pas toujours chose facile que de découvrir ces nouveaux mondes qui nous entourent, et il faut garder une ouverture d’esprit exemplaire. Et, aussi parfois, avoir l’estomac solide...

Vous riez? Bon. Vaut mieux en rire qu’en pleurer! Mais sans blague, un souper diplomatique peut s’avérer une expérience particulièrement pénible si vous êtes le moindrement dédaigneux.

À vrai dire, la plupart d’entre nous connaisse très peu les habitudes alimentaires des races qui peuplent ou qui côtoient la Fédération. Oh! Bien sûr, tout le monde connaît la bière romulienne et le fameux bloodwine des Klingons, mais qu’en est-il du reste?

Il existe, bien entendu, de la documentation sur le sujet de la nourriture exotique (par exemple, un livre fort intéressant concocté par le plus célèbre de tous les Talaxian : Neelix), mais elle n’est pas toujours facile d’accès. Je vous propose donc une petite incursion dans les coutumes culinaires de nos voisins, ce qui vous permettra peut-être de vous préparer psychologiquement à un souper prochain chez votre associé Ferengi ou votre professeur de Mok’Bara Klingon.

Prenons le cas des Ferengis, justement. Tout bon Ferengi commence sa journée par un délicieux jus de centipèdes qui lui donnera le petit plus d’énergie nécessaire à accomplir d’incroyables (et surtout profitables) transactions monétaires pendant sa longue journées. Pour accompagner ce délicat breuvage, rien ne vaut une bonne purée de scarabées bien fraîche. Évidemment, plus les scarabées sont frais, mieux cela vaut!

En fait, ces avares petits personnages de Ferengis sont incroyablement friands d’insectes et de mollusques de toutes sortes. Ils affectionnent aussi les invertébrés et n’hésiteront pas à manger tout ce qui est limace, sangsue ou ver. D’ailleurs, le foie de limace est l’un des mets les plus raffinés de la cuisine de Ferenginor. Horrible, dites-vous? Et bien, la prochaine fois que vous invitez un Ferengi chez vous, ne manquez pas de lui servir des escargots à l’ail et il se sentira comme chez lui!

Rassurez-vous, il y a une lueur d’espoir pour tous ceux qui répugnent à devenir insectivores (ou qui ont horreur des fruits de mer)! Les Ferengis sont aussi amateurs de champignons. Bien sûr, il est difficile de trouver dans les marchés terriens des champignons violets, mais bon... Je suis sûre qu’un Ferengi s’accommodera volontiers de portobellos, moyennant un certain dédommagement monétaire!

Ah oui! J’oubliais... Mesdames, rappelez-vous aussi qu’il est coutume sur Ferenginar que ce soit la femme qui mâche la nourriture pour l’homme, alors si vous avez un petit ami Ferengi, il y aura peut-être certaine chose à mettre au clair.

Éloignons-nous maintenant de cette pluvieuse planète qu’est Ferenginar, et plongeons maintenant dans le coeur (quel joli jeu de mot!) de la cuisine klingonne!

Les Klingons raffolent des abats (coeur, foie, etc) et de la nourriture bien vivante. Un bon gagh doit être le plus frais possible, donc être constitué de vers largement gigotants. Je me permets de faire une petite parenthèse ici :( Pour ceux qui sont tannés du gagh traditionnel, je vous recommande une alternative conçue par le Capitaine de Flotte Thomas Shlack : la gaghtine. Vous prenez du gagh bien frais, le recouvrez de fromage en grains et l’aspergez d’une délicieuse sauce brune bien fumante! On peut aussi faire cette recette avec du vermicula, qui est un met semblable au gagh, mais dont les vers sont plus petits. Faudrait-il alors appeler cela de la vermiculatine? Il faudrait se renseigner au Capitaine Shlack...).

Le targ fait bien sûr partie de l’alimentation des Klingons, et on s’en sert dans beaucoup de mets. Par exemple, si vous voulez honorer votre visiteur au front osseux, vous lui servirez un délicieux coeur de targ mariné dans du bloodwine. Et surtout, il faut partager son repas avec lui! Je suis certaine qu’un Klingon serait fort peu impressionné d’un hôte qui n’a l’estomac assez solide pour une bonne bouillie de crâne (ou l’on peut ajouter, si l’on veut, des tripes) ou une Rokeg blood pie toute chaude.

Pour les diplomates qui ont le dégoût facile, ou les gens plus dédaigneux qui ont des amis Klingons, il existe une bonne alternative qui vous permettra d’éviter de passer un repas interminable (où vous aurez l’impression d’avoir constamment un affreux mal de mer) tout en honorant la tradition Klingonne. Recevez vos invités pour l’heure du thé... Ou l’heure du café, plutôt!

En effet, l’un des breuvages les plus populaires chez la majorité des races est le raktajino, un café Klingon. Attention, cela n’a rien à voir avec ce qui s’appelle sur Terre du café instant... Non! Comparez plutôt cela à un solide expresso, concocté avec des grains de café de premier ordre. Et l’avantage avec un tel café, c’est qu’il vous gardera éveillé même si votre invité s’enlise dans des histoires de combats Klingons, ou de la grande guerre contre les tribbles.

Et maintenant, vous voici beaucoup mieux renseignés sur les habitudes des Klingons et des Ferengis. Certes peu appétissantes pour la plupart d’entre nous, mais bon... Alors voilà! Si vous êtes de ceux qui ont le coeur sensible, tenez-vous loin des repas diplomatiques et de premier contact...

Bon appétit!

Anne-Marie Payette
CmdrÉ Zeemia Lioux
USS Indépendance